II/ Les liens entre Monsanto et le gouvernement des États-Unis




A- La présence de Monsanto au sein du gouvernement des États-Unis




        Outre la présence de Monsanto au sein de la FDA, Monsanto est aussi présent au sein du gouvernement des États-Unis, et c'est une entreprise qui sait s'imposer face au gouvernement. Monsanto bénéficie de nombreux appuis aux seins des diverses agences étatiques de Washington, notamment grâce au système des « chaises musicales » ou « revolving doors ». Ce système consiste à faire des rotations de personnel entre un individu chargé de la législation et de la régulation, et un poste dans l'industrie affecté par ces mêmes législation et régulation. Les analystes politiques pensent qu'une relation malsaine peut se développer entre le secteur privé et le gouvernement, basé sur l'allocation de privilèges réciproques au détriment de l'intérêt de la nation.
C'est ainsi qu'à partir des années 80, sous les administrations républicaines de Ronald Reagan et de Georges Bush, Monsanto a développé ces pratiques de « chaises musicales » sans pour autant laisser les démocrates de côté. Ainsi, Michael Kantor, chef de campagne de Bill Clinton, fut un personnage influent dans le milieu des biotechnologies lorsqu’il était secrétaire d’État au Commerce pour le camp démocrate. Après la fin du mandat de Clinton, il deviendra membre du Conseil d’administration de Monsanto.

    Bien qu'une grande partie de la controverse sur Monsanto est centrée sur ses produits et sa technologie, beaucoup ont soulevé des préoccupations concernant les connexions de l'entreprise de haut niveau à l'administration de George W. Bush. Ainsi en 1991, Margaret Miller a été nommé directeur adjoint de la FDA par George Bush , elle a supervisé l'approbation de la rBGH hormone de croissance génétiquement modifiée. Avant la nomination en tant que directeur adjoint de la FDA, elle était l'une des plus grandes scientifiques de Monsanto au sein du laboratoire chimique de celui-ci pour le développement de la rBGH. À la FDA, elle a approuvé les études de la rBGH qui ont ainsi pu être commercialiser. Le cas de Linda Fisher qui a été la vice-présidente de Monsanto de 1995 à 2000. En 2001 elle devient l'administrateur adjoint de l'EPA au sein du bureau de la prévention, des pesticides et autres substances toxiques. L'EPA est l'agence gouvernementale des États-Unis pour l'environnement. À ce poste, Fisher a favorisé le développement des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) ce qui a été favorable pour les entreprises qui tirent profit de cultures génétiquement modifiées, dont Monsanto qui est l'un des plus importants.

       Ces procédés se sont vus être perpétuer sous d'autres administration, notamment sous celle de Barack Obama. Au cours de sa campagne de 2008 à la présidence, Barack Obama a transmis les signaux qu'il comprenait la question des OGM. Plusieurs militants anti-OGM ont été impressionnés. Ils croyaient qu'Obama, une fois à la Maison Blanche, ne serait pas à l'écouter de leurs préoccupations et d'agir pour eux. Obama a promis une nouvelle ère de transparence du gouvernement. Il a été catégorique en promettant que, s'il était élu, son gouvernement ne ferait pas affaire à « l'ancienne ». Il saurait « répondre aux besoins des gens ». Sauf qu'après avoir était élu, le nouveau président comblé des postes clés au sein du gouvernement avec des individus de postes importants de chez Monsanto, notamment en comblant des postes dans les organismes fédéraux qui exercent la force énorme dans les domaines alimentaire, l'USDA et la FDA. L'USDA (United States Department of Agriculture) est le département (le ministère) de l'administration fédérale américaine chargé de la politique en matière d’agriculture et d'alimentation. A l'USDA, en tant que directeur de l'Institut national de l'alimentation et de l'agriculture, Roger Beachy, ancien directeur du Centre de Monsanto Danforth. En tant que commissaire adjoint de la FDA en 2009, Michael Taylor, ancien vice-président pour les politiques publiques de Monsanto. Taylor avait contribué à obtenir l'approbation de Monsanto hormone de croissance bovine génétiquement modifiée.


Michael Taylor et le "revolving door"


        Le cas de Richard Crowder qui a été nommé en décembre 2005 comme chef des négociations pour le Commerce Agricole (Trade Representative Chief Agricultural Negotiator). Or, durant les trois années précédents sa nomination, il était au poste de direction d’un groupe de lobbying agricole appelé The American Seed Trade Association, représentant les grands groupes agro-industriels américains. De 1994 à 1999, il était vice président de DEKALB Genetics Corporation, une corporation agricole spécialisée dans l’agriculture transgénique, rachetée depuis par le groupe Monsanto. Enfin de 1989 à 1992, il était sous-secrétaire au Ministère de l’agriculture USDA. 
Un autre cas éloquent est celui de Donald Rumsfeld, ancien membre du comité directeur de Searle Pharmacy, il fut à la suite le secrétaire à la Défense sous la présidence de Ford et Bush II. La firme Searle Pharmacy fut acheté par Monsanto pour devenir sa filiale pharmaceutique en 1985. M. Rumsfeld s'est personnellement fait au moins 12 millions de dollars de la transaction. Le représentant au Commerce de l'Agriculture nouvelle, qui poussait les OGM à l'exportation, M. Siddiqui, un ancien lobbyiste de Monsanto.Cependant il y a encore un très grand nombre d'interaction entre poste chez Monsanto et poste au sein du gouvernement.Il faut aussi rappeler que le secrétaire d'État d'Obama est Hillary Clinton, et justement Hillary Clinton a des connexions avec la firme Monsanto puisqu'elle a travaillé pour le cabinet d'avocats Rose. Ce cabinet d'avocat représente Monsanto, Tyson, et Walmart, c'est-à-dire les leaders mondiaux de l'ingénierie génétique, de la production animale et des aliments industrialisés. À la tête de la cour suprême, Clarence Thomas. Il a travaillé comme avocat pour Monsanto dans les années 1970. En 2001, Thomas a rédigé l'opinion majoritaire pour JEM Ag Supply, Inc v Pioneer Salut-Bred International, Inc, qui a constaté que «les races végétales nouvellement développés sont brevetables ». Cette affaire a grandement bénéficié aux des entreprises qui profitent à partir d'OGM, dont Monsanto. Ainsi, les principaux nommés par Obama ont agi à la faveur de Monsanto puisque les cultures d'OGM ont réussi à être mis en circulation tel que pour le cas de la luzerne génétiquement modifier, les betteraves à sucre génétiquement modifié ou encore le soja génétiquement modifié.



Tableau récapitulatif des "chaises tournantes":   

Au sein de Monsanto
Personnage
Au sein du gouverment des États-Unis


Worked for Monsanto’s Legal Team
William Conlon
Department of Justice
Director of ESH Quality & Compliance
John L. Henshaw
Senior Advisor to U.S. Secretary of Labor
Board of Directors, also represented Monsanto as a lawyer
Michael Kantor
U.S. Secretary of Commerce
CEO of Monsanto for 14 years
Richard J. Mahoney
Served as Director of U.S. Soviet, Japanese and Korean Trade Councils, a Member of the U.S. Government Trade Policy Committee
Oversaw the Approval of rBGH, was a top Monsanto scientist
Margaret Miller
In 1991, Margaret was appointed Deputy Director of the FDA
Sits on Monsanto’s Board of Directors, previously a Monsanto Animal Specialist
George Poste
In 2002, Poste was appointed head of Bioterrorism division of Homeland Security
Member of the Monsanto Board of Directors
William D. Ruckelshaus
In 1970, he was the first Chief Administrator for the EPA, later the acting director of the FBI, then Deputy U.S. Attorney General
Previous CEO of Searle (Merged with Monsanto), he successfully had aspartame legalized while in that position.
Donald Rumsfeld
Appointed to Secretary of Defense in 1975, then appointed to the same position again in 2000
Worked on Monsanto-funded rBGH in connection with her graduate work at Cornell University
Suzanne Sechen
FDA Reviewer on Scientific Data
Previously the President and COO of Monsanto, Chairman and CEO of Nutrasweet, and Chairman and CEO of Monsanto
Robert B. Shapiro
Previously served on President’s Advisory Committee on Trade Policy and on the White House Domestic Policy Review of Industrial Innovation
Former Vice President of CropLife America, which represented Monsanto
Islam Siddiqui
Chief Agricultural Negotiator for the Office of the U.S. Trade Representative
Former Attorney for Monsanto for seven years, previous head of the Monsanto Washington, D.C. office
Michael Taylor
Former FDA Deputy Commission for Policy. In 2010, appointed by Barack Obama to the FDA as a senior advisor to the FDA Commissioner.
Former lawyer for Monsanto, a notorious chemical polluter.
Clarence Thomas
In 1991, was appointed to the U.S. Supreme Court
Vice President, Government & Public Affairs
Linda Fisher
Deputy Admin EPA (Clinton, Bush)
Manager, New Technologies
Lidia Watrud
USDA, EPA (Clinton, Bush, Obama)
Rose Law Firm, Monsanto Counsel
Hillary Clinton
U.S. Sen (D), Sec of State (Obama)





        Il est certain que Barack Obama a déçu les opposants aux OGM. Durant son mandat, le président américain a donc autorisé les luzernes génétiquement modifiées, les betteraves à sucre et le soja génétiquement modifié. Il a aussi nommé un ancien vice-président de Monsanto, Michael Taylor, à l’Agence américaine de l’alimentation et des médicaments en 2009. Mitt Romney ne devrait pas pour autant réussir à attirer les déçus d’Obama. Dans un article intitulé « Mitt Romney, Monsanto Man », le journal The Nation relate les liens étroits entre la compagnie Monsanto et le candidat républicain.
        C'est à partir 1977 qu'a débuté les relations entre Monsanto et Romney. Romney, tout juste 30 ans à l'époque, devient rapidement l'homme de référence de Monsanto au sein du cabinet Bain jusqu'en 1985, où Richard Mahoney nouvel homme à la tête de Monsanto décida de se passer des services du cabinet Bain, et donc de Romney. En 2012 Romney se présente à l'élection présidentielle des États-Unis. En mars 2012, durant les primaires républicaines, Romney a nommé un comité de conseil en agriculture où se bousculent des hommes ayant des liens avec Monsanto, notamment le principal lobbyiste de la compagnie, Randy Russel. Romney entretient aussi des relations étroites avec trois conseillers républicains du Missouri, là où est installé le siège de Monsanto, le sénateur Roy Blunt, l'ancien gouverneur Matt Blunt, et l'ancien sénateur Jim Talent ayant tous reçu des dons de Monsanto et ses filiales pour financer leurs campagnes locales. Durant ces années de mandat, Matt Blunt a si bien fait la promotion des produits de Monsanto que le PDG de la firme l'a distingué d'un « prix du leadership » attribué par la Biotechnology Industry Organization, un groupe pro-biotech soutenu par Monsanto.
Parmis les proches conseillers de Romney se trouve également, Mike Johanns, sénateur du Nébraska et ancien Secrétaire à l'agriculture de Georges Bush. En 2005, alors qu'il était à la tête de l'USDA, Johanns autorisa la mise sur le marché de la luzerne GM de Monsanto sans la moindre étude d'impact environnemental. Une décision qui déclencha une immense bataille juridique entre les différentes instances du pays, conduisant dans un premier temps au retrait du produit de Monsanto en 2007, puis à sa réautorisation, suite à un avis de la Court Suprême en 2011 sous l'administration de B. Obabama.
        Ainsi, quelque soit le camp, tant le camp républicain que démocrate, on constate que les hommes de Monsanto y sont présents. Tous ces cas montrent biens la pratique du système des « chaises musicales », une tradition de liens étroits entre agrobusiness et administration. C'est donc ainsi que Monsanto est présent au sein du gouvernement des États-Unis. Cependant on constate bien que ces pratiques ont tous un but que recherche Monsanto, tel que la mise en circulation d'un de leur nouveau produit, et tout cela relève donc de la réglementation et de la dérèglementation.








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         Documentaire Arte « Le Monde Selon Monsanto » Marie-Monique Robin
         http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto



B- La réglementation et la dérèglementation du marché, un aide à Monsanto



        Son réseau dans les administrations publiques est sans doute une des armes majeures utilisée par Monsanto, son réseau s'étend formé grâce au système du « revolving doors » il a eu un rôle dans soit la réglementation de certain produit ou soit la dérèglementation qui ont conduit au final dans la plus part du temps à permettre à Monsanto de pouvoir mettre en circulation leur produit. Ainsi, la réglementation qui est rédigée par les administrations compétentes ou les personnes mandatés, comme dans le cas de Michael Taylor ou encore Margaret Miller, peut être utiliser comme un avantage pour Monsanto et non pas un inconvénient, de même pour la dérèglementation du marché qui consiste à désœuvrer de tous règles sur un marché pour des raisons spécifiques.

        Les années 80 sont marquées par l’arrivée au pouvoir des « néolibéraux » qui sont favorables à la dérégulation du marché et contre l’intervention de l’Etat dans les affaires économiques. Dès 1986, Monsanto s’assure du soutien de l’administration républicaine de Reagan, un soutien qui se poursuivra sous l’administration de Georges Bush après 1989. A cette époque, les biotechnologies sont considérées comme la nouvelle révolution industrielle, capable de sortir l’économie américaine de la crise. Partout ,les « Start Up » de la biotechnologie fleurissent et il n’est pas question pour les dirigeants politiques de ralentir l’économie par une législation contraignante. Le 29 mai 1992, la Food and Drug Administration publie dans le Federal Register sa réglementation concernant les « aliments dérivés des nouvelles variétés de plantes » . Les produits alimentaires issus de la biotechnologie seront réglementés.




        Dans le cas de la réglementation en faveur de Monsanto, il y a celui sur la réglementation du brevetage du vivant. Pour bien comprendre la notion de brevetage du vivant, il faut d’abord se pencher sur la définition du brevet. Un brevet classique permet à l’auteur d’une invention ou d’un procédé d’en avoir l’exclusivité d’exploitation commerciale, pour une période comprise généralement autour de vingt ans. Le produit ou le procédé doit être nouveau, non évident pour une personne qualifiée et utile ou susceptible d’applications industrielles.Cependant le détenteur du brevet est légalement obligé de rendre publiques toutes les informations nécessaires à l’utilisation du procédé ou de l’invention, pour respecter la notion de concurrence du marché. Si une entreprise ou une personne veulent utiliser une invention brevetée, elles doivent obtenir une licence d’exploitation de l’inventeur et devront payer des redevances (royalties). Dans certains cas, l’inventeur, lorsque ce n’est pas déjà une firme, choisit d’accorder une licence exclusive à une seule entreprise, lui conférant ainsi une position monopolistique sur le marché. Breveter le vivant consiste donc à faire reconnaître par l’Office des Brevets (européen ou américain) qu’un composant du « vivant » appartient à une personne ou une entreprise. Ainsi, à l’instar des brevets déposés sur des inventions de type industriel, des entreprises ont réussi par extension à breveter un gène qu’elles ont décodé ou modifié, le principe actif d’une plante qu’elles ont pu isoler et caractériser. Les entreprises de biotechnologie utilisent couramment l’échange de licences pour se donner mutuellement accès aux technologies qu’elles ont mises au point. C’est ainsi que Monsanto et Aventis CropScience se sont entendues pour partager leurs technologies de transgénèse du coton. Monsanto a également échangé des licences avec DuPont (firme transnationale de la science, de la chimie et de la biologie) pour des variétés de maïs et de soja transgéniques. Ainsi, Monsanto a pu déposer des brevets sur sa technologie du soja roundup ready, ou encore sur ses OGM et donc bénéficier d'un monopole temporaire. Cependant, Marie-Monique Robin, réalisatrice du documentaire « Le monde selon Monsanto » a constater la situation paradoxale de Monsanto puisque d'un côté Monsanto participe au principe d'équivalence en substance où ils disent que les plantes transgéniques sont strictement similaires à des plantes conventionnelles et donc il n'y a pas besoin de faire de tests toxicologiques; et de l'autre, ils exigent des brevets, et donc des royalties, en disant que les OGM sont des "inventions" tout à fait uniques.
En contre partie la réglementation n'est pas toujours en faveur de Monsanto. Ainsi la mise sur le marché des OGM aux USA repose essentiellement sur la responsabilité des industriels plus que sur la réglementation, bien qu’une évaluation soit menée par les autorités fédérales, l’USDA, la FDA appartenant au ministère de la santé, et l’EPA dépendant directement de la maison blanche. Cette réglementation est dû a la montée en puissance des OGM sous des gouvernements républicains (Reagan et Bush père, de 1981 à 1993) qui prônent la déréglementation censée « libérer les forces du marché » en réduisant les « entraves bureaucratiques » que représentent notamment à leur yeux les tests sanitaires et environnementaux exigés par les agences de réglementations avant la mise sur le marché d’un nouveau produit. De plus, les États-Unis mènent une lutte sans merci pour imposer leur suprématie dans le domaine des nouvelles technologies et des produits agricoles. Dans ce contexte de concurrence exacerbée, la biotechnologie représente un enjeu considérable pouvant donc passer avant les intérêts des consommateurs et de l’environnement. Les consommateurs et de nombreuses associations luttent contre cette insuffisance de réglementation. Récemment, en novembre 2012, les habitants de l’Etat de Californie, ont été appelés à se prononcer sur une modification constitutionnelle : l’obligation d’étiqueter les produits destinés à l’alimentation humaine contenant des OGM, connue sous le nom de «proposition 37 ». Mais, 53,1% des californiens ont rejetés cette proposition alors que 46,9% ont voté pour un étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM destinés a l’alimentation humaine. Ainsi, c'est le « non » qui l’a emporté avec une avance au final assez faible vu les moyens mis en oeuvre pour faire échouer cette initiative. Ce résultat s’inscrit donc dans la longue tradition des États-Unis, premier producteur de plantes génétiquement modifiées au monde, qui a toujours refusé de rendre l’étiquetage obligatoire. Les industriels intéressés, Monsanto en tête se seraient mobilisés pour faire basculer le vote par un déferlement de publicité à la télévision et à la radio. Le site Natural News évoque même des pratiques frauduleuses de la part de l’industrie qui « a fabriqué des fausses citations de la FDA, et des messages ont été expédiés avec le logo de la FDA ». Toujours d’après ce site, la coalition « non à la proposition 37 » aurait aussi envoyé des messages aux électeurs leur précisant que la police serait opposée à l’étiquetage des OGM. Une plainte a d’ailleurs été déposée auprès du FBI.




        Ainsi, l'assimilation des OGM avec les produits issus de l’agriculture traditionnelle était l’une des revendications principales de Monsanto mais cela a de nombreuses répercussions sur le système de distribution commerciale, notamment l’absence et l’interdiction d’étiquetage spécifique pour les produits alimentaires contenant des OGM. De ce fait cela enlève la liberté de choix des consommateurs qui n’ont d’autre alternative que de se tourner vers les produits labelisés ’"agriculture biologique" pour garantir une alimentation sans OGM.
        
        La dérèglementation, cette action de retirer toutes règles sur le marché a généralement pour but de pouvoir introduire la concurrence sauf que dans le cas des marchés de la biotechnologie, cette dérèglementation ne permettrai pas grand chose puisque seule des monopole naturel peuvent exister ainsi, lors de dérèglementation du marché, Monsanto domine sur toutes les autres petites et moyennes entreprise et se permet donc de faire l'acquisition de toutes ces autres entreprises.

        Les acteurs clés au sein du gouvernement sont énormément mis à contribution pour la dérèglementation. Ainsi, nous nous rappelons du cas de Margaret Miller pour la mise en circulation du rBGH et de Michael Taylor pour la déréglementation de l'hormone de croissance bovine.


Le congrès des États-Unis


       
      La réglementation et la dérèglementation en faveur de Monsanto s'est faite grâce à son réseau qu'il s'est constituer dans les administrations publiques mais aussi grâce au lobbying, un des grand atouts de cette multinationale qui possède énormément de ressources financier. Selon un rapport publié en novembre 2010 par Food & Water Watch, c’est 572 millions de dollars qui ont été dépensés depuis 1999 par les 50 plus grandes entreprises, qui possèdent des brevets sur l’agriculture et l’alimentation - comme Syngenta, Monsanto, BASF, Bayer - et deux associations professionnelles impliquées dans les biotechnologies et l’agriculture - Biotechnology Industry Organization (Bio) et CropLife America - pour mener des campagnes ou organiser du lobby auprès du Congrès en vue de favoriser l’introduction des biotechnologies végétales. Cette somme est répartie ainsi : 547 millions de dollars ont été dépensés pour du lobby directement auprès du Congrès et 22 millions de dollars ont été donnés à des candidats au Congrès. Le rapport note aussi une augmentation des dépenses au cours des dernières dizaines d'années. Ainsi, les dons représentaient 2,4 millions de dollars en 2000, et 5,3 millions de dollars en 2008. Ainsi, le lobbying coûte chère à ces grandes entreprises. Pour Monsanto, c'est 1,4 millions de dollars dépensés au cours du premier trimestre 2011 pour ses activités de lobby auprès du gouvernement fédéral américain. Ainsi, la multinationale a fait pression sur le Congrès et l'USDA sur les règlements qui pourraient affecter la distribution des cultures génétiquement modifiées comme le soja Roundup Ready et la luzerne génétiquement modifiée. Monsanto a également fait pression sur les représentant américain au Commerce et le Département d'État sur les questions entourant la réglementation étrangère et le commerce des semences biotechnologique.

       Ainsi, la réglementation du marché mais aussi la déréglementation de celui-ci a permis à Monsanto la mise en circulation de certain de ses produits mais elles ont aussi aussi des limites qui parfois peuvent être défavorable à Monsanto. C'est bien le fait de liens étroits entre Monsanto et le gouvernement des États-Unis qui résulte de ces réglementations et déréglementations en leur faveur.






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              http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto
              Documentaire Arte « Le Monde Selon Monsanto » Marie-Monique Robin






C- Quels liens devrait entretenir le gouvernement des États-Unis et un organisme tel que Monsanto, qu'en sont ils en réalités?



      Dans un cadre institutionnel, le gouvernement des États-Unis et un organisme tel que Monsanto devrait avoir des liens certes étroits mais pas autant que ceux qu'ils ont maintenant, qui sont des liens assez prêt du « copinage ».

      Ces liens, entre le gouvernement des États-Unis et Monsanto sont illustrés par les types de nominations grâce au système des « portes tournantes » qui montre l'intimité entre le gouvernement et les entreprises puissantes. C'est peut-être le cas que Linda Fisher et Michael Taylor étaient les personnes les plus qualifiées pour ces postes. Ou, peut-être qu' une multinationale extraordinairement puissante a la capacité d'influencer les nominations politiques. Le comité d'action politique de Monsanto donne des centaines de milliers de dollars à des candidats fédéraux, les Démocrates et les Républicains. Monsanto a énormément dépenser dans ses activités de lobbying les annèes précédentes, en étroite collaboration avec les conseillers de la FDA pour obtenir ses produits approuvés mais aussi le gouvernement. Ainsi, on voit à travers ces liens une sorte d'égalité, voir une sorte « d'amitier » entre Monsanto et les dirigeants du gouvernement des États-Unis et donc le gouvernement lui même. On peut même constater une sorte de domination de la part de Monsanto quand il fait face au gouvernement, et cela il le doit à des stratégies mis en place tel que le lobbying où Monsanto dépense énormément pour ainsi faire pression sur le gouvernement.

       Or, ces liens ne sont pas convenables puisque dans l'entretient des liens entre le gouvernement et un organisme tel que Monsanto, Monsanto ne devrait pas avoir d'influence sur le gouvernement, ici Monsanto en a énormément. Ainsi, le problème que crée ces liens et de l'ordre du pouvoir législatif qui est remis en cause au sein d'une démocratie.

        En conséquence, le gouvernement des États-Unis perd de crédibilité comme dans le cas de B. Obama en 2008 lors de sa campagne électorale. En effet, ayant annoncé dans sa campagne électorale qu'il allait être plus soucieux face à la question des OGM, les anti-OGM étaient ravis d'entendre cette nouvelle sauf qu'après qu'il soit élu et durant sont mandat, Obama à décider d'employer des individus de chez Monsanto pour diriger des postes clés, et c'est à partir de ce moment là qu'il a perdu toute crédibilité de la part des anti-OGM mais aussi de la société.

        Ainsi, on constate la réalité de ces liens qui posent indéniablement, un grand nombre de problèmes. 


Documentaire Arte, "Le Monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin




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Sources: http://www.naturalindependent.com/archives/9621/obama-and-gmos-five-facts-to-face/
         http://www.naturalnews.com/037310_barack_obama_monsanto_lobbyist.html